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Éveil des sensations et des muscles


Cet échauf­fe­ment fait appel à la spon­ta­néi­té, à l’interface des mou­ve­ments volon­taires et invo­lon­taires. La par­tie volon­taire cor­res­pond au fait que le pra­ti­quant se met en mou­ve­ment selon les indi­ca­tions don­nées par le corps lui-même, à tra­vers ses sen­sa­tions internes.

Les deux éveils sont com­plé­men­taires, utiles à l’échauffement et à la créa­ti­vi­té du dan­seur forum.

Indi­ca­tions :

1 – Chaque dan­seur forum se met dans « sa bulle », à dis­po­si­tion du besoin de ses sen­sa­tions internes cor­po­relles et de ses muscles.

2 – La dyna­mique des deux éveils est oppo­sée. L’éveil des sen­sa­tions est cen­tri­pète : il va du glo­bal – la sen­sa­tion du corps ou d’une de ses par­ties – vers le par­ti­cu­lier, la sen­sa­tion et l’activité des muscles. L’éveil des muscles est cen­tri­fuge, il va du par­ti­cu­lier – la sen­sa­tion du muscle, de la chaîne mus­cu­laire – vers la sen­sa­tion glo­bale du corps et son évo­lu­tion.

3 – Si la pra­tique qui sui­vra l’échauffement est dyna­mique en elle-même (danse, ou plus lar­ge­ment acti­vi­té phy­sique intense), l’éveil des muscles gagne à être fait en der­nier. Sa dyna­mique cen­tri­fuge pré­pare à une mobi­li­sa­tion du corps.

4 – Pour l’apprentissage de cet échauf­fe­ment, le choix peut se por­ter sur l’un ou l’autre des éveils pour en appré­cier les spé­ci­fi­ci­tés. Avec l’expérience, cha­cun peut che­mi­ner à sa manière et alter­ner les deux éveils autant de fois que néces­saire pen­dant une même ses­sion.

L’éveil des sen­sa­tions

Échauf­fe­ment par lequel la sen­sa­tion phy­sique la plus pré­gnante est accueillie incon­di­tion­nel­le­ment, pour la lais­ser mou­voir le corps spon­ta­né­ment selon ses besoins et l’émouvoir au sens lit­té­ral du terme. L’organisme se sen­si­bi­lise et rééqui­libre fonc­tion­nel­le­ment par ce pro­ces­sus.

Pro­ces­sus :

L’accent est mis sur l’émergence des sen­sa­tions internes per­sis­tantes, en les dis­cer­nant de celles qui viennent de l’extérieur ou qui sont ponc­tuelles.

Indi­ca­tions :

1 – Le dan­seur choi­sit un endroit de la pièce et se met dans une posi­tion qui convient à son état du moment : recro­que­villé dans un coin, éta­lé au centre etc.

2 – Il observe ses sen­sa­tions internes. De quoi est faite une sen­sa­tion interne ? Elle concerne les tem­pé­ra­tures (chaud-froid, humide-sec), les consis­tances (ten­sion-détente, dure­té-mol­lesse, rai­deur-sou­plesse…) et les mou­ve­ments (pico­te­ments, four­mille­ments, gré­sille­ments, vagues, spi­rales…), venant de l’intérieur du corps et qui appellent des mou­ve­ments ou immo­bi­li­té mus­cu­laires spon­ta­nés.

3 – Par­mi toutes celles qui vont se mani­fes­ter, une sen­sa­tion va atti­rer plus son atten­tion, avec ses trois para­mètres (tem­pé­ra­ture, consis­tance et mou­ve­ment) dont on va noter en pre­mier le plus mar­quant. Par exemple : un froid cram­pé et immo­bile, ou une crampe chaude et gré­sillante etc.

4 – Le dan­seur peut nom­mer la sen­sa­tion avec ses trois para­mètres, à voix haute pour que les autres dan­seurs sachent de quelle sen­sa­tion il part.

5 – La sen­sa­tion ain­si nom­mée exprime un besoin : le corps est ame­né à prendre des posi­tions spé­ci­fiques, qui font évo­luer la sen­sa­tion vers son apai­se­ment, avec in fine une sen­sa­tion glo­bale de fraî­cheur (comme lorsqu’on est « frais et dis­po »).

6 – Lors des retours ver­baux, le dan­seur pour­ra décrire s’il le sou­haite quels types de posi­tion ces sen­sa­tions ont induit dans son corps. Par exemple, les pul­sa­tions fébriles et ten­dues per­çues au niveau du plexus solaire peuvent ame­ner le dan­seur à se mettre en équi­libre instable sur son sacrum, de manière à contrac­ter son ventre en le fai­sant trem­bler un peu. Ceci amène son réchauf­fe­ment et sa détente. Plus lar­ge­ment, lorsque le besoin de rééqui­li­brage en termes de tem­pé­ra­tures, consis­tances et mou­ve­ment est com­blé, la fonc­tion orga­nique est amé­lio­rée.

L’éveil des muscles

Échauf­fe­ment par lequel la sen­sa­tion des muscles et chaînes mus­cu­laires indique peu à peu au corps entier leur besoin en mou­ve­ment ou immo­bi­li­té, et com­ment y répondre spon­ta­né­ment. L’organisme se dyna­mise et rééqui­libre struc­tu­rel­le­ment par ce pro­ces­sus.

Pro­ces­sus :

Les muscles vibrent constam­ment, même au repos, mais nous n’en avons géné­ra­le­ment pas conscience. En y por­tant atten­tion, le dan­seur peut per­ce­voir la vibration/frémissement de cer­tains muscles, là où le mou­ve­ment appelle le plus.

Indi­ca­tions :

1 – Le dan­seur se place dans une posi­tion la plus neutre pos­sible.

2 – Il observe les vibration/frémissement mus­cu­laires et situe le muscle qui attire le plus son atten­tion.

3 – Dès qu’il a loca­li­sé le muscle concer­né, le dan­seur s’il le sou­haite peut dire à voix haute de quelle par­tie du corps il s’agit, pour que les autres dan­seurs sachent d’où il part.

4 – De quoi est fait le besoin d’un muscle ? De mou­ve­ments : éti­re­ments, contrac­tions, tor­sions, flexion, exten­sion, vibra­tions, ou d’immobilité.

5 – Le dan­seur suit les indi­ca­tions de mou­ve­ment don­nées par son corps, le long des chaînes mus­cu­laires, en lien avec les organes.

6 – Lors des retours ver­baux, le dan­seur peut décrire quel type de mou­ve­ment s’est mani­fes­té. Par exemple, allon­gé dos au sol, ren­trer spon­ta­né­ment les pieds en dedans va ouvrir les ischions et détendre les muscles de son bas­sin, qui va ensuite pou­voir bas­cu­ler dou­ce­ment en avant et en arrière, ce qui va éti­rer et rac­cour­cir la nuque etc. Toute la colonne en est assou­plie et les organes reliés aux ver­tèbres en béné­fi­cient. Plus lar­ge­ment, lorsque le besoin d’élasticité est com­blé, la struc­ture orga­nique en est amé­lio­rée.

Rédi­gé par Andréine Bel en avril 2018

Article créé le 16/02/2020 – modi­fié le 11/06/2020

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